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m

Bostonmedical librabt8

the

fen wat

TRAITE

L'ACUPUNCTURE

IMPRIMERIE DE

H.

FOURNIER,l/ft

EUE DE SEINE, N

TRAIT

J>

L'ACUPUNCTURE,d'aprs les observations_

DE

M.

JULES CLOQUET,

ET PUBLI SOLS SES YEUX

PAR

M.

DANTUEf

T>Y,

VA1NKES,

DOCTEUR

MEDECINE.

A PARIS,CHEZ BCHET JEUNE. LIBRAIRE,place de l'cole de mdecine, \.

1826.

,

AVANT-PROPOS.

On neparles

connaissait gure en France querelations des

voyageurs

et

par

quelques observations parses dansts

les trai-

de mdecine

,

l'acupuncture,

opra-

tion employe, ds la plus haute antiquit,

dans

le

traitement des maladies, par leset les

ChinoisI

Japonais. Voulant dtermice

ner

le

mode d'action de

moyeu

thra-

\

peutique et l'apprcier sa juste valeur

i

M.

Jules Cloquet a cru devoir faire de,

nouvelles observations

et

il

les a suivies

avec ce zle et cette persvrance qu'il met

ij

AVANT-PROPOS,Il

dans tous ses travaux.sister ses

ma,

permis d'asles

expriences

d en relever

observations et de m'en servir pour

comcir-

poser

ma

dissertation inaugurale.

Des

constances particulires m'ayant forc desoutenirpositionsfaits

ma thse,

que sur de simples pro-

j'ai

retard la publication des

que

j'avais rassembls et

qu'on trou-

vera dans ce livre. J'ai tach d'clairerl'histoire

de l'acupuncture

,

et

de

faire

connatre plus compltement qu'on ne lafait

jusqua prsent,

,

cet agent thrapeu-

tique

prconis avec exaltation par lesles autres.

uns

,

injustement dprci parles faits

En publiant tousou qui mont

que

j'ai

observs

t

communiqus, en raples

portant galement

cas

o l'acupuncoelle

ture a eu le plus de succs et ceux

AVANT-PROPOS.a compltement chou,

iij

je crois devoir

rempliret

les intentionsle

de M.Jules Cloquet

mettre

praticien

mme

de dteril

miner

les circonstances

dans lesquelles

peut esprer d'heureux rsultats de cetteopration, et celles oil

doit s'en abstenir.

TRAIT

L'ACUPUNCTURE.CHAPITR pliklERHistoire de

?

T Acupuncture.

L'acupuncture est une opration trs-ancienne,qui,

selon

le

Pre Boyine

,

date de quarante

sicles. Elle est usite

de temps immmorial chez

les

Chinois et

les

Japonais leurs colons. Quoique

nous n'ayons sur ce sujet que des connaissances

peu prcises,quelquesla

je

ne puis

me

dispenser de donner

dtails sur la

manire dont ces peuples

pratiquent.

ARTICLE PREMIER.De l'Acupuncturechezles

Chinois et les Japonais.

L'acupuncture parat chez ces peuples tenirlieu(i)

de

la

saigne (1)

,

dont

ils

sont ennemis

ir-

Ten-Rhyne,

Dissertatio de

Acupuncture* Londini,1

i683.

2

TRAIT,

rconciliablesdestructif

la

regardant

comme un moyenattribuentla

du principe deetles

la vie.

Les Chinois

Japonais

cause la plus frquente des maladies certainsvents (1)

qui, se dveloppant danss'y

le tissu

des

organes,

frayent

des routes inconnues et(2);

souvent y causent dumalaise et des lancemenset

en cela,

dit

Ten-Rhyne,

leur doctrine est.

d'accord avec celle d'Hippocrate (5) Cette matire

morbifiquesubtileties,

(4) se,

change bientt en une vapeur

acre

laquelle enfle et corrode les par-

qui la contiennent, cause leur dissolution et

occasione des douleurs qui les empchent d'excuter leurs fonctions. C'est pourquoi, disent-ils,

quand on la ment mme

tire,

de sa prison troite

,

dans

le

mo-

la

douleur cause par

le

gonflement

des parties doit cesser.

Les habitans de

la

Core,

les

Chinois et les

Japonais n'ont dans

la chirurgie

que deux reles maladies.

mdes principauxIls

,

qu'ils et

supposent russir ga-

lement pour gurirprtendent

pour prvenir

qu'ils les connaissaient avant l'in-

(1)(2)

Voir Cleyer, Spcimen medicin sinic. Flatus ssepiuscule inter cutem et. musculos caecos(

et

patentes sibi per cuniculos

quales sub scapulis,

haud

exigui sunt)lassitudines

vagantur

;

ac

laricinationes

vel

etiam

artuum

excitant. (5)(4)

Liber de Flatibus.Kempfei', Histoii^e et description du Japon. Lemgovia, 1779.

DE L'ACUPUNCTURE.vention deel lela

mdecine

;

ce sont le feu (le moxaj,

mtalces

(les aiguilles).

Toute maladie qui

r-

siste

deux moyens

curatifs est dclare in-

curable. L'efficacit de ces

deux agensla

serait-elle

vraiment

si

gnrale? ou pluttsi

chirurgie dequ'ils

ces peuples n'est-elle

borne que parce

ont une aversion extrme pour l'ouverture descadavres, qui seule peut l'tendre davantage?parat,Il

enils

effet,le

que

le

peu

qu'ils savent d'ana-

lomie,

doivent l'inspection de quelques

cadavres d'animaux.

Les Chinois (1), donnent

le

nom

de Gecquaexternes;

ceux

qui appliquent les remdesle

Au Japon on donned'aiguilles)

nom

de farittate (pil'ai-

queursguille

ceux qui appliquentles dsirs

de leur chef ou selon

du malade.

La connaissance desle

partiessi

o

il

faut appliquer

moxa ou elle

les aiguilles est

importante, qu'elleart

fait

seulele

l'objet

d'un

particulier.(

Ceux qui

pratiquent s'appellent tensasi

tou-

cheurs ou chercheurs des parties).

Les philosophes de ces pays prtendent quel'or et l'argentla

sont

la

production du

soleil et

de

lune

,

et qu'ils sont enrichis

des vertus de ces

deux corps

clestes.

Les habitans en fabriquent

des aiguilles trs-polies et propres ponctionner.

(,1)

Kmpfor.

4Ils

TRAITEen fontsi

grand cas pour cette raison

(Kmp-

fer), qu'ils les portent toujours avec eux, ainsi

que quelques autres instrumens.Les instrumens queles

Chinois emploient,

pour pratiquer l'acupuncture

sont des aiguilles

trs-fines, sans quoi leur piqre serait dangereuse.

La manire dela

les

tremper

et

de leurparticu-

donnerlier

duret requise

fait

un mtier

qu'on ne peut exercer qu'avec des

lettres paai-

tentes donnes sous le sceau de l'empereur. Cesguilles sont

de deux espces

;

les

unes sont

indiff-

remment d'or ou d'argent. C'est une sorte de styletdli,

de quatre pouces de longueur, termin en,

pointe fort aigu

qui a un

manche

retors

,

pour

qu'on imprime plus facilement l'instrument des

mouvemens deIl

rotation pendant qu'on l'introduit.

est

renferm dans le manche d'un marteau qui esteffet.;

creus cet

reau sauvageguille, et se

Ce marteau est en corne de tauun peu plus long que l'aitermine par une tte ronde, lgil

est poli ,

rement

aplatie, dans laquelle se trouve enchs-

plomb pour en augmenter la Le ct qui bat l'aiguille est revtu d'une pice de cuir pour empcher que l'aise une pice de

pesanteur.

guille

qu'on

enfonce dans

le

corps n'en res-

sorte (1). Les autres aiguilles ne diffrent des prc-

(i)

Selon Dnjardin (Histoire Je

la chirurgie), la tte

du maillet

DE L'ACUPUNCTURE.et

5

dents qu'en ce qu'elles sont extrmement dlies

en argent seulement. Leur manche envis

,

court et

pais, est tourn

sur sa longueur; on les

met

dans une bote de bois, garnie au fond de drapbien doux, sur lequel elles sont couches. Si,

commeon

il

arrive souvent, l'on passe ces aiguillesles

dans un tube dli de cuivre, pourles appelle aiguilles

enfoncer,

tuyaux (fudabarri). Cel'ai-

tube est d'environ un pouce plus court queguille, et gros

comme une plumepourfaire plus

d'oie;

il

sert

guider

l'aiguille

srement

la

ponc-

tion dans

un

lieu choisi

du

corps.

Au

res